• Pauline Lecocq

TENNIS & CINÉMA

Dernière mise à jour : déc. 1

A l'occasion de la sortie du film La Méthode Williams (King Richard), avec Will Smith qui incarne le père et l'entraîneur des championnes Serena et Venus Williams, Pauline Lecocq a voulu revenir sur les liens entre le tennis et le cinéma pour PETTRI. Alors oui, il n’y a pas que Martin Solveig et le clip de son tube "Hello" qui se passe à Roland Garros (avec quelques guests en prime), le cinéma s’empare parfois de ce sport à degrés divers et variés pour notre plus grand plaisir ! (Merci à Jofrey et Adel pour leur aide)


Films se passant dans le milieu du tennis :


La Méthode Willams (Reinaldo Marcus Green, 2021) : Portrait de l'entraîneur Richard Williams (incarné par Will Smith), père et entraîneur des sœurs Williams qui les a mené au sommet.


5ème set (Quentin Reynaud, 2021) : d’abord prévu en décembre 2020, la sortie a été décalée au 16 juin 2021. Le pitch est le suivant : ancien espoir du tennis, Thomas a bientôt 38 ans et prépare son dernier tournoi. Mais la rage de vaincre revient. Avec Alex Lutz, acteur caméléon qu’on adore (Catherine de Catherine & Liliane, et Guy dans son film Guy), Ana Girardot et Kristin Scott Thomas, ce long-métrage se concentre sur l'aspect psychologique et le quotidien d'un athlète de haut niveau, avec l'entraînement, les doutes, l'espoir, les blessures, la routine tennistique, la famille. Peu spectaculaire au début pour bien entrer dans l'esprit de Thomas et dans sa bulle tennistique et familial, la tension monte au fur et à mesure et l'on est complètement avec le personnage sur le court lors de ses matchs (remarquablement filmé en étant très proche des joueurs), notamment le dernier match du film. Alex Lutz est particulièrement convaincant en sportif proche de la retraite, désabusé mais qui y croit pourtant encore. Son visage marqué et habité en fait l'une des grandes performances de l'année. Une très bonne surprise qu'on vous recommande, que vous aimiez ou non le tennis, car c'est avant tout sur le parcours d'un athlète sur le retour.


Borg/McEnroe (Janus Metz Pedersen, 2017) : l’un des rares films mettant en scène une confrontation iconique réelle (avec le film suivant de cette liste), ce long-métrage retrace la rivalité des deux joueurs du titre, le colérique nouveau venu et le champion plein de doutes, et s’attarde sur leur développement psychologique. Avec quelques matchs bien filmés et deux performances fabuleuses de Shia LaBeouf et Sverrir Gudnason, un film à voir !


Battle of the sexes (Jonathan Dayton & Valerie Faris, 2017) : la célèbre rencontre en 1973 entre Bobby Riggs et Billie Jean King qui a permis au tennis d’être vraiment suivi aux Etats-Unis par la suite, par de nouveaux fans et par la diffusion des matchs dans les médias. Emma Stone et Steve Carrell sont grandioses, la reconstitution est parfaite, l’histoire fait écho à aujourd’hui avec le problème de l’égalité des salaires et la réalisation est au rendez-vous en plus des questionnements intimes. Une belle réussite !


Jeu, set et match (Hard, Fast and Beautiful) (Ida Lupino, 1951) : La jeune Florence Farley (Sally Forrest) est une star du tennis tiraillée entre ses histoires de cœur et sa mère (Claire Trevor), celle-ci ayant d'autres ambitions pour elle. Le film a le mérite de montrer le tennis féminin et d’être réalisé par une actrice reconnue, Ida Lupino, qui mettait en scène son quatrième film, et dont la filmographique féministe est redécouverte aujourd’hui.


La plus belle victoire (Wimbledon) (Richard Loncraine, 2004) : Paul Bettany incarne un joueur vieillissant, autrefois grand espoir britannique, qui rencontre la nouvelle star américaine du tennis féminin, Kirsten Dunst. Ils tombent amoureux mais doivent aussi gérer leurs matchs et leurs carrières respectives pendant cette compétition. Cette comédie romantique est tout à fait charmante et a l’originalité de prendre pour cadre le tournoi de Wimbledon. La mise en scène est très efficace, notamment pendant les matchs où l’on suit les trajectoires des balles et où l’on accède aux pensées et au stress des joueurs, et les acteurs sont excellents (on voit même James McAvoy à ses débuts qui joue le frère du héros, et Nikolaj "Jaime Lannister" Coster-Waldau qui incarne le meilleur ami). Une pépite !


7 days in hell (Jake Szymanski, 2015) : une parodie du plus long match de Wimbledon (entre Nicolas Mahut et John Isner, qui a duré plus de 11heures étalées sur pas moins de 3 jours en 2010, le plus long match de l’histoire du tennis professionnel). Dans ce moyen-métrage de 45 minutes, les fantastiques Andy Samberg (Brooklyn Nine-Nine) et Kit Harington (Jon Snow dans vous savez quoi) s’affrontent et c’est à mourir de rire. Tout le tennis est là, tout Wimbledon est là, et le nombre de guests est monstrueux (Serena Williams, John McEnroe, etc.). Si vous aimez l’émission Saturday Night Live, ce film est fait pour vous.


Match Point (Woody Allen, 2005) : Jeune professeur de tennis qui issu d’un milieu modeste, Chris (Jonathan Rhys-Meyers) va petit à petit s’élever socialement dans le milieu londonien, jusqu’à ce qu’il rencontre Nola (Scarlett Johansson). En utilisant le tennis, notamment la chance avec la métaphore de la balle sur le filet, jusqu’à son titre (« balle de match » en français), Woody Allen réalise un grand film dostoïevskien, brillant et noir.


L’inconnu du Nord Express (Strangers on a Train) (Alfred Hitchcock, 1951) : joueur de tennis célèbre (Farley Granger) rencontre un homme dans un train qui lui propose d’échanger les meurtres qu’ils veulent accomplir. On voit plusieurs scènes lors de matchs de tennis. Très bon film d’Alfred Hitchcock avec une mise en scène au cordeau et une célèbre scène de suspense dans un manège.


Mademoiselle Gagne-Tout (Pat and Mike) George Cukor, 1952) : Mike (Spencer Tracy), manager opportuniste, accepte d’aider Pat (Katharine Hepburn), une professeur de gymnastique, à devenir une championne de golf et de tennis.


Le Jardin des Finzi-Contini (l giardino dei Finzi-Contini) (Vittorio De Sica, 1970) : des jeunes aristocrates invitent des amis et connaissances à jouer au tennis dans leur jardin au cours de l’été 1938. Des amours compliqués se nouent. Très beau film sur la perte de l'innocence et la montée du fascisme.


La Famille Tenenbaum (The Royals Tenenbaums) (Wes Anderson, 2001) : L’un des trois rejetons Tenenbaum est un ancien champion de tennis junior (Luke Wilson). Déjà un casting de folie et sa patte reconnaissable entre toutes pour son troisième film, c’est Wes Anderson donc c’est forcément très bien !


Personne n’est parfaite (Nobody’s Perfect) (Robert Kaylor, 1990) : Pour se rapprocher de celle qu'il aime (qui joue au tennis), Stephen, brillant étudiant dans une université californienne, se fait passer pour une fille, Stéphanie. Ce teen movie avec Chad Lowe traite de tennis et travestissement, jusqu’à prendre pour titre l’ultra-célèbre dernière réplique du chef d’œuvre de Billy Wilder, Certains l’aiment chaud (Some like it hot, 1959).

Bande-annonce française (plus longue que celle en version originale) :


Terre Battue (Stéphane Demoustier, 2014) : Résolu à ne plus travailler pour d’autres, Jérôme cherche à monter sa société coûte que coûte, et ce malgré les réticences de Laura, sa femme. Ugo, leur fils de 11 ans, joue au tennis et veut devenir champion. Pour cela, il lui faut intégrer le centre national d’entraînement, à Roland Garros. Comme son père, il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Ensemble, Ugo et Jérôme vont apprendre qu’on ne peut pas contourner toutes les règles pour réussir. Premier long-métrage du réalisateur de La Fille au bracelet (2020).



Quelques scènes cultes sur des courts de tennis :


Un éléphant ça trompe énormément / Nous irons tous au paradis (Yves Robert, 1976, 1977) : le diptyque d’Yves Robert possède de nombreux moments cultes, et plusieurs se passent lors de matchs de tennis (en intérieur ou en extérieur), que ce soit Marthe Villalonga venant chercher son fils Guy Bedos et qui se dispute avec lui, soit une bagarre entre les quatre compères sur un court. Beaux films bien écrits sur l’amitié, avec des acteurs magiques !

La dispute entre Marthe Villalonga et Guy Bedos dans le premier volet :

Dans le 2e opus, la partie de tennis entre les 4 amis (qui jouent près d’un aéroport en plus) se termine en pugilat :


Blow Up (Michelangelo Antonioni, 1966) : la fabuleuse séquence de match mimé dans un film tout aussi fascinant :


Les Vacances de Monsieur Hulot (Jacques Tati, 1953) : le personnage éponyme et son service improbable dans cette scène hilarante :


Annie Hall (Woody Allen, 1977) : Le personnage de Woody Allen rencontre Annie Hall (Diane Keaton) lors d’un match de tennis :


Les Sorcières d’Eastwick (The Witches of Eastwick) (George Miller, 1987) : match littéralement magique entre les équipes Jack Nicholson – Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer – Cher :

(séquence à partir de 0'55, malheureusement pas le son du film mais musique par dessus)


Mes meilleures amies (Bridesmaids) (Paul Feig, 2011) : séquence marquante où les personnages de Kristen Wiig et Rose Byrne s’affrontent sur un court de tennis :


Une grande année (A Good Year) (Ridley Scott, 2009) : Le tennis a une part importante dans ce film. Ici, Russell Crowe et Didier Bourdon jouent un match tendu :


I Can't Think Straight (Shamim Sarif, 2008) : Un match exaltant entre les deux protagonistes qui voient leur attirance redoublée l’une pour l’autre (bande-annonce seulement disponible) :


La Garçonnière (The Apartment) (Billy Wilder, 1960) : Pas vraiment lié au tennis, mais on ne peut s’empêcher de mentionner la séquence culte de cuisson des pâtes de C.C. Baxter (Jack Lemmon) qui se sert d’une raquette de tennis comme passoire.


Mentions :


L'Académie des coquins (School for Scoundrels, or How to Win Without Actually Cheating!) (Robert Hamer, 1960) (avec le célèbre Terry-Thomas « Big Moustache » de La Grande Vadrouille) :


Belle de jour (Luis Buñuel, 1967)


Accident (Joseph Losey, 1967)


Le Genou de Claire (Eric Rohmer, 1970) :


Les Berman se séparent (The Squid and the Whale) (Noah Baumbach, 2005)


Elève libre (Joachim Lafosse, 2008)



Bonus :


Séries :

Red Oaks (2014-2017) : on suit les aventures d’un étudiant pendant l’été 1985 dans un club sportif privé.


The L Word (2004-2009) : en plus d’être l’un des personnages les plus aimés par les fans, Dana Fairbanks (interprétée par Erin Daniels) est une championne de tennis.


Musique : le merveilleux clip de la chanson "First Time He Kissed a Boy" du groupe Katie Elder :


Interview : Naomi Osaka (vainqueure de 4 tournois du Grand Chelem à son actif), commente des scènes de tennis dans des films (pour anglophones seulement) :


Les liens qui ont aidés à faire ce papier (sources) :

https://www2.bfi.org.uk/news-opinion/news-bfi/features/quiet-please-tennis-film

https://www.cinetrafic.fr/liste-film/3203/1/le-tennis-au-cinema

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Film_sur_le_tennis

https://lescultivores.com/tennis-made-in-hollywood/

http://baseline.tennis.com/article/88044/top-tennis-movies-battle-of-the-sexes-wta-atp-Wimbledon

https://www.anothermanmag.com/life-culture/9948/five-seminal-tennis-moments-in-cult-cinema

http://jamesdevereaux.com/anyone-for-tennis-the-top-10-cinema-racquets/

https://www.cinemaparadiso.co.uk/films/sports-and-sport-films/tennis

Blow up – Arte – Le tennis au cinéma :



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