• Jofrey La Rosa

PIRATES DES CARAÏBES : LE SECRET DU COFFRE MAUDIT (critique)

Nous poursuivons notre retour sur la saga Pirates des Caraïbes avec le second volet, nommé Le Secret du Coffre Maudit. Un film conçu en concomitance avec le troisième, tournés à la suite et en réponse au succès fou du premier. Une bonne idée ?

Ce deuxième volet de la saga Pirates des Caraïbes est bluffant. À plus d’un titre, il étonne et subjugue, dans un déferlement de divertissement fou comme seul l’Hollywood de cette époque ne savait le faire. Et c’est à un bon paquet d'orfèvres de la discipline auxquels on a affaire, que ce soit devant ou derrière la caméra. D’abord, Johnny Depp évidemment, en grande forme et cabotinant avec son personnage désormais légendaire de Jack Sparrow. Mais il est très bien soutenu par le sublime couple Keira Knightley/Orlando Bloom, beaux en diable, qui font des étincelles avec leurs personnages tragiques et moraux. Et de la morale, il en faut face à des pirates vils, revanchards ou simplement bêtes. D’autant plus quand tout ce petit groupe, sans cesse séparé au cours du métrage, fait face tour à tour à une tribu aux croyances occultes, à un Kraken dévoreur de trois-mâts ou à un antagoniste du nom de Davy Jones parfaitement répugnant, accompagné de tout son équipage qui l’est tout autant.


Dans Le Secret du Coffre Maudit, Elizabeth et William doivent retrouver Jack pour sauver leur peau auprès des autorités, et lui, touché par une malédiction, doit se libérer du joug de son ennemi de toujours, l’immonde Davy Jones en se procurant la clé du coffre détenant le cœur de ce dernier. Et ensemble, ce trio inadapté va devoir passer bien des épreuves, à force de bons mots, de beaux gestes, de courage et de roublardise, mais aussi de romance triangulaire. Tout un programme, par la même équipe que le premier volet : Ted Elliott et Terry Rossio au scénario, Gore Verbinski à la réalisation. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à part une intrigue un peu foutraque de la part des premiers, le troisième fait un boulot monstre pour mener la barre, grâce à une direction artistique toujours superbe, une photographie qui l’est tout autant (Dariusz Wolski est de retour lui aussi) et même un Hans Zimmer en personne cette fois à la composition musicale (il s’était contenté de produire celle du premier volet, composée par Klaus Badelt). Mais là où le film impressionne le plus, c’est ses effets spéciaux. Qu’ils soient pratiques ou numériques, ils sont tout bonnement sidérants. 15 ans après la sortie du film (c’est son anniversaire aujourd’hui !), les effets spéciaux n’ont pas pris une ride. Au contraire, le visage et les tentacules de Davy Jones, son équipage rongé par les profondeurs maritimes ou les diverses séquences d’action du film sont sublimes à voir, parce que toujours empreints d’une intégration parfaite, et d’une orfèvrerie sans commune mesure.


Et au final, ce qu’il reste du film, et à l’image du premier, c’est l’impression d’en prendre plein les mirettes pendant 2h30 de génial entertainment, dans un spectacle parfaitement mis en scène et en images (et en son), dans un immense film-attraction à la fin ouverte, qui introduit évidemment le troisième volet, et qu’on a hâte de (re)découvrir pour vous !

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